Conseil municipal du 28 novembre 2013 : Intervention de Joëlle SECHAUD sur le budget 2014 – Débat d’Orientations Budgétaires : les rythmes scolaires

Débattre des orientations budgétaires, c’est préciser le contexte économique, c’est parler du budget de l’Etat, de ses relations financières avec les collectivités locales, mais c’est avant tout repérer les partenaires de la commune et s’attarder sur le budget de la ville avec ses recettes et ses dépenses, qu’elles soient de fonctionnement ou d’investissement.

Parmi les postes de dépenses de la ville, je m’arrêterai plus particulièrement sur celle des rythmes scolaires, sans doute parce que sa mention n’est pas récurrente contrairement à la plupart des autres, mais apparaît pour la première fois, puisque la ville a retardé à 2014 la mise en place de la réforme, surtout aussi parce que le choix des mots que vous consacrez aux rythmes scolaires « impose », « charges »  instille une défiance, un apriori.  Le choix des mots n’est en effet pas anodin : il sont connotés négativement concernant les rythmes scolaires. Contrairement aux dépenses consacrées aux associations que vous savez valoriser par des termes positifs tels que « soutien très supérieur à la moyenne », « effort maintenu » , la dépense relative aux rythmes scolaires est dévalorisée comme vous avez su le faire tout au long de la concertation très segmentée que vous aurez menée avant de mettre en place la réforme, avançant en première ligne la dépense au lieu de relayer l’égalité d’accès à des activités culturelles et sportives et le respect du rythme de l’enfant,  trop souvent subordonné à celui des adultes.

Notre groupe politique est pleinement favorable à cette réforme. D’une part, parce qu’elle a été décidée après une concertation très anticipée rassemblant tous les acteurs concernés, d’autre part parce que l’enfant est enfin mis au cœur d’une réforme scolaire, enfin parce qu’elle ne coûtera pas à la commune ce que vous énoncez. Par honnêteté envers les citoyens, je me dois de démentir vos déclarations dans la presse ou devant vos auditoires divers. Les sommes que la commune va devoir investir seront couvertes pour les 2/3 au moins par l’aide apportée par l’Etat qui a été prolongée en 2014 et par les caisses d’allocations familiales. Aborder la réforme des rythmes scolaires par le seul prisme de la dépense qu’elle va occasionner n’a d’autre but de votre part que d’alimenter les inquiétudes et de brasser la population au lieu de l’apaiser, et vous nous avez  prouvé très récemment votre expertise en la matière, vous nous avez montré combien vous n’hésitiez pas à mettre votre mandat d’élu au service de l’agitation collective. En expert pyromane, vous savez souffler sur les braises des inquiétudes économiques et transformer le feu qui dort en brasier. C’est une conception de la fonction de « serviteur » en tant que 1er magistrat de la ville que nous ne partageons pas. Nous l’assimilons davantage à celle d’un sapeur pompier, sur le terrain pour tranquilliser et prévenir les risques d’incendie. Alors en plus de dire la vérité aux contribuables, auxquels vous voudriez faire croire que la commune va lourdement s’endetter avec 90 000€ en 2014, je voudrais les rassurer.

Une enquête menée par l’association des maires de France nous révèle que la plupart des villes où la réforme des rythmes scolaires a été déjà expérimentée la participation aux ateliers est massive avec un taux de satisfaction de + 85% et que le degré de satisfaction l’est tout autant.

C’est de cette expérimentation positive dont vous devriez être le messager devant les contribuables, les parents, les enseignants, les directeurs d’écoles, les animateurs associatifs…..

Et puisque d’autres communes entrées plus tôt qu’Oullins dans le dispositif nous restituent leur expérience, nous pouvons leur accorder toute notre attention et, ce sera du moins notre message si nous sommes élus, considérer que l’année scolaire 2014/2015 sera expérimentale à Oullins et ne figera pas la mise en place du dispositif qui pourra évoluer, être amélioré pour le bien être des enfants et le confort des adultes. L’évaluation sera nécessaire dans la concertation non pas segmentée mais totale et des réajustements comme différencier la pause méridienne et le temps d’activités périscolaires des maternelles d’avec celui des primaires s’imposera peut-être.

La réforme des rythmes scolaires est une chance pour les communes, elle les incite à construire un projet éducatif territorial ou local. Oullins qui n’en avait pas pourra désormais s’affirmer volontariste en matière scolaire par un travail associant des partenaires. C’est un projet rassembleur, enfants et adultes, parents, enseignants, associations s’y trouvent mêlés et un projet justifie bien que la ville consacre 150€ à chacun de ses enfants. Ce n’est qu’une question de priorité, de choix budgétaire. Tel fut le cas de la dépense engagée pour la vidéosurveillance sur notre commune (10 00€ par caméra X 29 + le fonctionnement du centre situé à la Renaissance), de celle engagée pour la médiathèque d’un montant de 9 millions € dont 5 millions€ par la ville, de celle engagée pour l’embellissement de la grand rue d’un montant de 3 millions€ et je pourrais aligner ainsi des choix successifs pris par votre majorité municipale sortante, qui ont tous impacté fortement le budget communal et exigeront de la nouvelle majorité qu’elle mobilise des emprunts pour assurer leur financement. Il est dommage que les rythmes scolaires et les enfants soient la proie de votre idéologie politique qui refuse une politique plus juste parce qu’elle est menée par un gouvernement de gauche.

Conseil municipal du 28 novembre 2013 : Intervention de Jean Louis UBAUD sur le Débat d’Orientations Budgétaires

Tout d’abord quelques mots sur le contexte international : La croissance mondiale évolue positivement et devrait dépasser à nouveau les 3% en 2014. Cette tendance couvre des disparités : Des pays comme le Brésil, L’Inde ou la Turquie qui ont connu une forte progression de leur croissance connaissent un léger tassement, sans doute provisoire. La croissance du Japon et du Royaume uni se restaure et aux Etats Unis la croissance semble s’installer durablement, ce qui est souvent un signe précurseur pour l’Europe.

La zone euro sort d’une situation proche de la récession, mais elle reste tendue et fragile, chacun le sait et le mesure.
Sur le plan national, la France a effectivement connu un rebond de croissance au printemps (+0,5%), mais pour 2013 elle ne devrait être que très légèrement positive.

La situation de notre pays reste donc fragile dans une zone euro à peine stabilisée. Il faut aussi par pure sincérité et objectivité replacer la France dans le contexte du quinquennat précédent, le pire que la France ait connu depuis de nombreuses décennies : 612 milliards d’euros de dette en plus en 5 ans et une croissance qui était de +2,3% au début du mandat Sarkozy pour terminer à 0 en fin de mandat. Certes, la crise est passée par là, mais elle n’explique pas tout et surtout pas l’explosion de la dette.

Alors oui, il faut redresser notre pays au lieu de laisser la dérive se poursuivre, oui cela implique des mesures drastiques et impopulaires, oui le gouvernement s’y attache, oui des efforts sont demandés, oui il faudra plus d’un an et demi pour récolter les fruits de la politique gouvernementale, oui l’action du Président de la république est programmée sur la durée et devra être jugée à la fin de son quinquennat. Le temps est nécessaire pour relancer notre économie et notre pays.
L’Etat s’est engagé dans un plan de redressement de 30 milliards : 10 concernant la fiscalité des grosses entreprises, 10 d’économie sur le budget de l’Etat lui-même, 10 pour la fiscalité des plus hauts revenus.

La lutte contre le fléau de la fraude fiscale est devenue une réalité en France : 18 milliards en 2012, soit plus 10% et nous savons déjà que le résultat sera au-delà en 2013. Question de choix et de volonté politique bien évidemment.

Il faut aussi noter le lancement d’une large concertation visant à une reforme de fond de la fiscalité dans notre pays. Après des décennies d’annonces de droite comme de gauche, enfin le courage politique est au rendez-vous sur ce sujet. Lla France est vraiment à bout de souffle, les réformettes successives ne sont plus à la hauteur, c’est un vrai changement qu’il faut maintenant en matière fiscale ; Je ne doute pas que le débat sera animé sur le sujet, mais nul ne peut contester la nécessite d’une reforme en profondeur de la fiscalité nationale et locale.

Un effort est également demandé aux collectivités locales afin qu’elles participent à la lutte contre les déficits publics, Michel Mercier, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, lors du débat sur le DOB au conseil général vendredi dernier, a défendu avec force cette solidarité, cette contribution des collectivités locales. Comme quoi il est possible parfois de dépasser les clivages politiques traditionnels. Pour ma part, je juge que cette solidarité, si elle est nécessaire aujourd’hui, ne peut être qu’exceptionnelle et limitée dans le temps.
Concernant la péréquation entre les collectivités, il faut concéder que la situation n’est pas simple à appréhender, notamment dans notre agglomération, où des ingrédients pouvant paraitre contradictoires doivent être pris en compte. Oullins est la fois une commune aux ressources potentielles limitées, mais qui bénéficie d’une agglomération dynamique et d’un département et d’une région parmi les plus prospères de France. Ceci pouvant au moins partiellement compenser cela.
Pour le financement du Conseil général pour l’année 2014, dernière année avant la métropole, le dossier est quasiment bouclé, quelques arbitrages entre les deux collectivités restent à faire, donc pas de fausses inquiétudes.

Pour notre commune aussi il faut être clair sur la situation des finances de la ville :

Oullins est au bout d’une politique :
L’épargne nette est en fort recul sur ce mandat, – 141 000 euros, l’épargne a même été négative en 2010, ceci veut dire que la ville a emprunté pour rembourser ses propres emprunts. C’est comme quand un ménage endetté en arrive à prendre un nouveau crédit pour rembourser les crédits précédents. Voila la réalité oullinoise !

Sur la dette, un seul chiffre : En 2009, la durée de remboursement de la dette d’Oullins était de 12 ans, en 2012 elle était de 16 ans. Une progression d’un an à chaque exercice, c’est vertigineux. Chacun ici sait ou doit savoir en mesurer la signification et la gravité.
Pour les emprunts toxiques, je veux noter une métamorphose dans votre discours. Après des années d’un incompréhensible déni de réalité, dans lequel vous nous refusiez de reconnaitre la dangerosité des emprunts que vous aviez massivement souscrits, voila enfin une reconnaissance de la situation réelle d’Oullins. Je ne sais pas si vous avez fini par nous entendre ou si la réalité vous a simplement rattrapée.
Le temps perdu lui ne se rattrape jamais, mais on peut lui opposer qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Deux questions pour conclure :

L’article 60 de la loi de finance acte l’engagement de l’Etat pour aider les communes à sortir des emprunts toxiques. C’est peut-être pour bénéficier de cette aide de l’Etat que vous reconnaissez que la ville d’Oullins est touchée par les emprunts toxiques. Comment envisagez-vous de vous engager dans ce dispositif gouvernemental dont Oullins a bien besoin ?

Plusieurs collectivités, onze à ce jour, trente très prochainement, se sont engagées dans la création de la banque des collectivités territoriales : Une banque faite par les collectivités pour les collectivités dont l’objet est de mutualiser les risques et d’emprunter aux meilleures conditions en se regroupant dans un esprit solidaire et coopératif. Comment voyez-vous ce dispositif pour Oullins ?
On le voit des perspectives de sortie de crise prennent corps tant au niveau international que national, mais la situation reste tendue et fragile. Pour Oullins, les perspectives restent très délicates, car la réalité de la situation financière de la commune a été trop longtemps masquée par la majorité sortante. Nous avons pour notre part toujours tenu un discours qui ne cachait rien et qui ne noircissait pas non plus le tableau à plaisir. Demain, lors de la campagne municipale, chacun présentera son analyse et proposera ses solutions et ainsi un débat démocratique et transparent aura lieu et c’est une excellente chose pour Oullins.

Conseil municipal du 19 septembre 2013 Vœu du Conseil municipal d’Oullins

Texte amendé : Prolongement de la ligne B du Métro jusqu’aux Hôpitaux Lyon Sud

La ligne B du Métro (Charpennes – Charles Hernu ↔ Stade de Gerland), qui transporte plus de 130 000 voyageurs par jour, sera prolongée jusqu’à la Gare d’Oullins à partir du 11 décembre 2013.

Après quatre ans de travaux (depuis juin 2009), l’ouverture de la station « Gare d’Oullins » est très attendue et 20 000 voyageurs l’utiliseront quotidiennement.

Nous nous réjouissons de l’arrivée du Métro à Oullins. Nous sommes tous d’accord que  le développement des Hôpitaux Lyon Sud, dans le cadre du projet Campus, nécessite une meilleure accessibilité et que le prolongement du métro jusqu’aux hôpitaux Lyon sud est indispensable pour tous les habitants du Sud Ouest lyonnais, ce prolongement est un impératif.

Par un vœu présenté dans cette même assemblée lors de sa séance du 6 juillet 2011, nous constations que le principe de prolongement avait été acté par le Président du Sytral et le Président du Grand Lyon.

Depuis, les études techniques ont validé la faisabilité du projet que nous souhaitons voir inscrit dans le prochain plan de mandat du Sytral.

La ville d’Oullins reconnait la nécessité d’une vision globale des déplacements, notamment en matière de cohérence et de complémentarité entre tous les modes de déplacements, afin de libérer les villes de leurs flots de voitures. Les différents projets envisagés dans le secteur des hôpitaux Lyon sud (métro et ADS/TOP) en sont des éléments centraux.

Pour toutes ces raisons, la Ville d’Oullins demande une approche globale axée  sur l’intermodalité et la multimodalité des projets dans le secteur des hôpitaux Lyon sud et souhaite que le prolongement de la ligne B du Métro ne soit pas lié en termes de délai à la réalisation de l’Anneau des Sciences.

Conseil municipal du 19 septembre 2013 Intervention de Joëlle SECHAUD sur l’attribution d’une subvention pour le centenaire de l’association de la Compagnie de sauvetage d’Oullins

La compagnie de sauvetage d’Oullins vient de fêter ses 100 ans et nous pouvons être fiers de compter désormais à Oullins 4 associations centenaires. Pour trois d’entre elles, la FRAT, le PLO et le CASCOL ,elles ont été créées à une époque où les loisirs n’étaient pas concevables dans les emplois du temps de chacune et de chacun, tout entiers consacrés à travailler pour payer les factures et nourrir les siens, mais leurs fondateurs et les présidents successifs ont fait en sorte qu’elles accompagnent l’éducation familiale des enfants, qu’elles soutiennent la mission de l’école et qu’elles solidifient le vivre ensemble dans la ville. Si nous fêtons encore l’anniversaire de nos associations centenaires, c’est qu’elles sont su évoluer avec le temps et les générations qui se succèdent, se diversifier, adapter leur réponse aux besoins émergents, et que leur mission sociétale, éducative a réussi puisqu’ils se trouvent encore des bénévoles pour les animer.
La mission de la compagnie de sauvetage d’Oullins a ceci de très particulier qu’elle a surgi de la détresse des hommes, dont le quartier subissait plus que les autres du fait de la proximité du Rhône des conditions climatiques difficiles, et qu’elle s’est alimentée de la solidarité pour se maintenir en vie et maintenir en vie le quartier de la saulaie, qui concentrait habitations et travail ouvrier.
Vous rappeliez samedi dernier, mr le maire, toutes les interventions périlleuses de la compagnie de sauvetage lors des crues du fleuve et les images des hommes debout sur les barques dans les rues de la Saulaie inondées, portant secours aux familles, les emmenant au travail, leur portant des vivres nous sont immédiatement venues à l’esprit, ces images que nous avons pu voir dans la salle Exposito inaugurée samedi, mais aussi au centre social qui parallèlement avait organisé des visites du quartier où les habitants expliquaient aux promeneurs l’histoire de leur quartier, de leurs rues envahies jadis par le fleuve, mais aussi sa transformation avec l’arrivée du métro, les friches SNCF qui ont depuis disparu et que le Grand Lyon va réaménager, et sans doute un jour le Rhône qui longera à nouveau la Saulaie.
L’attribution d’une subvention à la compagnie de sauvetage d’oullins pour qu’elle puisse organiser la fête de son centenaire nous tient particulièrement à coeur et nous approuvons bien évidemment cette délibération.
Tout acquis à votre proposition de verser 2500€ à l’association, nous aimerions pourtant faire part à votre majorité d’un profond regret. La solidarité, raison de vivre de la Compagnie de sauvetage d’Oullins, a traversé les années. Elle s’est encore exprimée assez récemment en 2008 lorsque l’Yzeron est sorti de son lit et que l’on a vu les barques des sauveteurs sortir aussi. La solidarité s’exprime aujourd’hui sous d’autres formes, où notre société fracturée abandonnerait les plus démunis, si une entraide ne s’organisait pas et si les bénévoles ne lui consacraient pas leur temps et nous comptons à Oullins nombre d’associations investies à aider les autres. Pourtant, soyons lucides, cette solidarité humaine est fragile, menacée par le chacun pour soi, l’individualisme, et il n’est pas un responsable politique qui ne se réfère pas à la solidarité nécessaire pour accompagner l’action politique qui ne peut pas tout.
L’action de la compagnie de sauvetage d’Oullins est dans ce contexte tout à fait grandiose et il est tout à fait regrettable que vous n’ayez pas remis la médaille de la ville à notre 4ème association centenaire pour lui témoigner de la reconnaissance de la ville à l’humanité propagée. Jean-Louis Ubaud à mes côtés, Conseiller général du Rhône, a heureusement associer l’action sociale du Conseil général à l’action menée pendant un siècle par la compagnie de sauvetage en lui remettant la médaille du département.
Notre autre regret est que la solidarité fêtée samedi par les 100 ans de la compagnie de sauvetage n’ait pas été associée à toutes les formes de solidarité et que l’absence de coordination municipale ait fait frein à une fête rayonnant sur toute la ville, impliquant tous les habitants. Il aurait fallu pour cela que les adjoints mutualisent leurs délégations et initient une initiative associative, il faudrait pour cela aussi que les associations puissent bénéficier d’un lieu ressources où se rencontrer, s’informer, se coordonner. Il manque pour cela la volonté de votre majorité.

Conseil municipal du 19 septembre 2013 Intervention de Joëlle SECHAUD sur l’attribution d’une subvention exceptionnelle Cité Scolaire Chabrières pour la participation au concours international du « Stockholm Junior Waterprice »

Nous avons pu remarquer en juin dernier lors de la cérémonie récompensant les talents d’or l’inventivité des élèves du lycée public du Parc Chabrières, conduits par leurs enseignants en classe scientifique sciences de l’ingénieur. La réalisation pensée, puis mise au point par les élèves et leurs enseignants nous a d’autant plus séduits qu’elle aurait pu être référencée parmi les actions de l’Agenda 21, sur lequel la ville. communique aussi souvent que possible  : un robinet électronique en forme de goutte d’eau prévu pour s’adapter sur un robinet classique. Ce robinet hygiénique puisqu’il n’y a pas de contact physique avec le robinet, mais que celui-ci se déclenche automatiquement grâce à une cellule, est aussi écologique, car économe en eau et autonome en énergie grâce à une turbine qui permet de valoriser la pression hydraulique du robinet. Il est encore pédagogique puisqu’un message stimulant l’apprentissage du lavage des mains est diffusé pendant 30 secondes.

De la tête inventive de ces apprentis chercheurs est né un projet collectif, éducatif pour les plus jeunes et favorable à l’environnement, puisqu’économe en eau, donc nous impliquant tous. Tant de compétences scientifiques mobilisées, tant d’esprit de groupe, tant de publics destinataires ciblés, tant de concordance avec l’ambitieux agenda 21 de la ville en un seul projet, le dénommé tip tap top, auraient justifié que lui soit décerné le 1er prix dans sa catégorie des talents d’or. Ce ne fut pas le cas et c’est dommage.

D’autres sphères ont retenu toutes les qualités de ce projet puisqu’il a été sélectionné au niveau français pour représenter notre pays au prestigieux concours scientifique international du « Stockholm Junior waterprice » qui existe depuis 1991 et invite chaque année les jeunes d’une trentaine de pays à s’intéresser aux enjeux de la protection, de l’utilisation et du partage de l’eau. Nos ingénieux et inventifs élèves, accompagnés de deux de leurs professeurs, se sont donc rendus à Stockholm la première semaine de septembre et les frais occasionnés par leur déplacement sont donc en partie couverts par le Conseil régional et après notre vote de ce soir par la ville d’oullins à hauteur de 500€. Nous y sommes bien entendu favorables.

Que les élèves récompensés soient scolarisés dans le lycée du parc Chabrières, entièrement rénové depuis 2011 et dont les 41, 9 millions€ financés en 4 ans par le Conseil régional ont considérablement amélioré les conditions d’apprentissage des élèves et d’enseignement des équipes éducatives, se traduit par un autre message : la restructuration avait pour objectif de donner à chaque élève les meilleures conditions possibles pour réussir leur scolarité et accéder à un emploi et à une vie d’adulte épanoui : nous pouvons affirmer que ces jeunes ont déjà parcouru une partie du chemin.